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L'Aventure du Sucre

L'Aventure du Sucre est un musée installé dans l'ancienne sucrerie de Beau Plan. Il dépeint, outre la description de la production du sucre qui fut la principale ressource de l'île durant des siècles, l'histoire de Maurice au travers de son peuplement, de son économie, de ses coutumes et de sa culture.
La visite peut s'organiser autour des six thèmes proposés par l'équipe du musée :
  • Au commencement : la naissance de l'île
  • Puis l'histoire du Sucre à travers les âges :

Vous découvrirez une carte explicative de l'introduction du sucre dans les différentes parties du monde depuis sa découverte jusqu'à nos jours.

Cliquez sur les vignettes pour les agrandir

  • Le parallèle avec l'histoire de Maurice :

Cette partie décrit bien l'occupation de Maurice. Celle-ci débute par les Hollandais en 1638 qui introduisirent la canne à sucre sur l'île. En 1715, les Français succédèrent aux Hollandais, dans des conditions très difficiles de famine et de difficultés de communication. Vingt ans après le début de l'occupation française, l'île ne comptait qu'un peu plus de 800 habitants.

En 1735, quand La Bourdonnais débarqua à Maurice, il en fit un relais de la Compagnie des Indes, ce qui contribua grandement à son développement. Il créa des infrastructures, aménagea Port-Louis, et fit construire la première sucrerie.

Trente ans après, plus de 20000 personnes furent recensées sur l'île qui avait importé de nombreux esclaves noirs. Ce chiffre fut porté à 59000 en 1797 dont 49000 esclaves.

En 1810, les Anglais prirent le pouvoir et permirent à l'industrie sucrière de devenir prépondérante sur l'île, accentuée par la libéralisation des échanges internationaux.

  • Le pavillon des technologies qui explique les progrès réalisés dans la culture du sucre et de son exploitation

Sont expliquées entre autres les différentes phases de la production : le broyage, la clarification, l'évaporation, la cuisson, la cristallisation et le séchage. Vous pourrez observer ces gigantesques machines nécessaires à tous ces stades de l'extraction. Vous découvrirez également le rôle joué par la bagasse (résidu fibreux d'où est extrait le jus) dans la production de l'électricité sur l'île (environ 40 % des besoins).

  • Le pavillon de la canne

Il faut savoir que d'un pied de canne planté par bouturage, on peut extraire jusqu'à 20 litres de jus qui donneront 2 kilos de sucre. C'est la partie de la tige la plus près du sol qui contient le plus de sucre, voilà pourquoi, on la coupe toujours le plus bas possible. La partie haute et les feuilles sont enlevées. Dans le sol, il reste la racine sur lequel des oeilletons donneront de nouvelles tiges pour la récolte suivante, et ce, durant sept années consécutives en moyenne.

  • Les routes du sucre et son économie à travers les échanges mondiaux de cette denrée.

Pour sa part, l'île Maurice comptait au milieu du 19ème siècle 259 sucreries. De nos jours, il en reste 5. L'exportation du sucre est surtout axée vers l'Europe, l'Australie et l'Inde.

Deux vidéos sont projetées au cours de cette visite. Elles sont intitulées :

« Mémoire de l'esclavage »

Il faut signaler qu'était appliqué le Code Noir mis en place par Louis XV en 1723 pour les îles de France (Maurice) et de Bourbon.

Le code noir contient 60 articles dont ceux-ci :

ARTICLE PREMIER. Tous les esclaves qui se trouvent dans les Isles Bourbon, de France et autres établissements voisins,

seront instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine, et baptisés ; ordonnons aux habitants qui achèteront des nègres nouvellement arrivés, de les faire instruire et baptiser dans le temps convenable à peine d'amende arbitraire ; enjoignons aux conseils établis dans lesdites îles, ou directeurs pour ladite compagnie d'y tenir exactement la main.

ART. XXVI. L'esclave qui aura frappé son maître, sa maîtresse, le mari de sa maîtresse ou leurs enfants, avec contusion ou effusion de sang, ou au visage, sera puni de mort.

ART. XXXI. L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l'aura dénoncé à la justice, aura les oreilles coupées, et sera marqué d'une fleur-de-lys sur une épaule ; et s'il récidive pendant un autre mois, à compter pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé et il sera marqué d'une fleur-de-lys sur l'épaule, et la troisième il sera puni de mort.

« Mémoire de l'engagisme »:

L'engagisme fut mis en place pour répondre aux besoins de l'industrie sucrière. Plus de 450 000 indiens vinrent travailler, et la plupart rester, sur l'île Maurice.

On appelait le « tin ticket » le système mis en place pour le recrutement des travailleurs étrangers. Le travailleur engagé devait avoir une boîte en fer dans laquelle se trouvaient son certificat d'engagement, son certificat d'entrée sur le territoire mauricien, une photo de lui ainsi que son identité.

Il faut souligner également l'effort fait dans la présentation ludique, à destination des jeunes enfants, de nombreuses illustrations animées et participatives tout le long du parcours.

L'inter-activité proposée à tous les stades de la visite fait que ce site est très agréable à parcourir. La mise en scène réalisée à chaque étape éveille notre curiosité et notre désir de découverte.

Cliquez sur les photos afin de pouvoir lire le texte

 
 
Bernardin de Saint-Pierre : réflexion sur l'exclavage
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Le sucre rare et magique
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Le prix d'entrée de l'Aventure du Sucre est pour les touristes :

  • adultes : 350 roupies

  • enfants(6 à 13 ans) : 175 roupies

  • étudiants (13 à 26 ans) : 175 roupies (sur présentation de la carte)